Virtuellement votre

Les mots s’écrivent, les paroles se disent, le temps d’un instant, entre deux confidents. Ce sont deux livres ouvert, ou l’on s’échange nos vers, on se raconte nos histoires, dans cet étrange parloir. On se sent écouter, sans être jugé, on offre notre oreille, parfois quelques conseils. C’est un sentiment d’existence, de sentir, d’offrir cette présence, c’est oublier ces silences, ces absences, comme une délivrance.

Mais c’est un doux leurre, qui s’estompe après quelques douces heures, lorsque les mots se sont tues, lorsque le pseudo n’est plus, car c’était anonyme, sans voix et invisible. Ce qui était autrefois naturel, est devenu virtuel, on se fréquente plus comme avant, sous une terrasse, aux saveurs d’entant.

Et si tu as le malheur, de vouloir crée des liens, ce qui n’engage à rien, pour pouvoir écrire, entendre, voir la réalité, tu es refoulé. On te dit d’attendre, le temps que les éventuels liens d’étendent, mais en vérité ils ne deviennent que cendres.

J’ai vu, j’ai lu, le virtuel tel qu’il est devenu, de 1993 à 2021, et aujourd’hui je n’y attends plus rien.

E.

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Je ne connais pas la situation d’aujourd’hui, du reste elle n’est sûrement pas simplifiée par les règles sanitaires (faire confiance, trouver un lieu et un temps de rencontre). On dit aussi que les maux de la psyché explosent, alors des gens qui ne cherchent qu’une oreille, ça doit pulluler…

J’ai rencontré mon mari en 2006 sur internet, ça s’est sûrement complexifié, depuis.

J’imagine que si l’attente ne débouche sur rien, la meilleure stratégie est de rencontrer très rapidement et ça, c’était déjà vrai, en 2006.

C’est une histoire, une vie… quand j’ai découvert pour la premiere fois ce moyen de communication, par le « Minitel » fin 93, c’etait nouveau, c’etait étrange, c’etait… Goodbye Marylou comme dans la chanson…

Puis internet est arrivé, les tchats comme IRC, comme Easychat et bien d’autres… c’était une époque, on se parlait, on s’appelai pour échanger de vive voix, puis on se retrouvait assez rapidement dans un lieu public, boire un verre…

Puis dans les années 2010 les soit disant sites de rencontres sont arrivée, meetic, et j’en passe… ou d’un coup, c’etait plus la verve, les mots mais l’apparence qui est devenu prioritaire… fallait une belle photo, de mannequin de préférence, avec un joli sourire… Puis rapidement sont arrivé les « broutteurs » ce qui a considérablement dégradé les lieux, installant le doute (a juste titre) avec tous les faux profils qu’on peut trouver à la pelle…

Aujourd’hui, tout devient difficile, oser demander qu’on se téléphone pour avoir un échange plus humain, moins froid devant un écran, est presque une insulte. , Et je suis lassé, fatigué, de cette situation.

Oui, j’ai eu la chance, avant, de rencontrer des gens magnifiques, j’ai rencontré des femmes avec qui nous avons partagé, vécu parfois des années, la vie… Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est devenu inaccessible…

E.

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Tu as une plume qui invite à la confidence, je trouve. Je ne sais pas si tu écris comme cela avec ces dames.

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Je suis d’accord avec chapinette, tu as une belle plume @entrelesmots. J’aime beaucoup les mots que tu choisis pour décrire tes sentiments, ils sont touchants, je trouve.
Alors continue d’écrire ici ou ailleurs…

Merci mesdames, pour vos paroles.

Je n’ai pas ce privilège, de pouvoir écrire ainsi à une dame, à mon grand regret. Parfois j’ai l’impression que je suis d’une autre époque, ou que j’ai raté le train en marche…

Pourtant je rêve encore, de trouver une confidente, une amie, une aimante et pas une amante. Passez des nuits a se raconter nos histoires, rires de nos déboires, faire l’amour comme à 20ans, mais avec de vrais sentiments, partager de petites attentions, tous ces petits rien mais qui crée des liens… se réveiller le matin et préparer le café, lui servir sur un plateau, avec des croissants chauds… l’embrasser à tout va, la chatouiller « ah non ! pas la !!! »… :slight_smile:

J’aime les mots… et encore plus quand ils sont appréciés. Merci !

E.

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