Une image...de Moi

L’image de soi…

Quelle est-elle ? Est-ce celle que nous donne la société, ou est-ce celle que l’on se donne ? Mais dans le fond, qu’est-ce qui est le plus important ?

Quand je regarde ma vie, du haut de ma quarantaine, je vois à quelle point j’ai été influencé, ou j’ai culpabilisé sur mon poids, mon apparence atypique. Je vous laisse imaginer, avec mon look « mousquetaire » (mon ancien pseudo sur VLR pour répondre a la curieuse dans ma présentation), avec mes courbes bien imposantes (je suis monté a un triste record de 142 kilos).

A regarder les médias, à être mitraillé d’images de poupées barbies (retouchées sur photoshop hein), avec des séries américaines ou les actrices sont des mannequins maquillées à mort… Je me suis souvent demandé ou était ma place étant jeune.

Mais si je fais ce témoignage aujourd’hui, c’est pour vous partager mon regard sur l’image de soi. Car j’aurais pu rester sur une vision dépressive et continuer a me morfondre sur ma situation. Mais il n’en est rien. J’ai eu la chance dans ma vie (non non je ne suis pas a l’article de la mort et j’ai encore plein de conneries a faire hein) de croiser des gens magnifiques, des femmes sublimes, avec qui j’ai partagé un bout de chemin.

Et pourtant, j’aurais jamais imaginé que « moi » je puisse séduire de belles femmes. J’ai compris bien plus tard, qu’on pouvait séduire par les mots, par notre richesse intérieur, notre sensibilité… car oui, je pense que la majorité des femmes sont ainsi.

Je ne peux que vous encourager à croire en vous, que vous soyez homme ou femme, et vous libérer de cette image négative que l’on a trop l’habitude de voir autour de nous.

En tant qu’homme fort (même si depuis j’ai perdu 32kg, je reste imposant) nous avons une sensibilité, on peut donner ce sentiment de protection, on peut être doux, sensuel… Quand aux femmes, vos courbes faites en votre force, votre charme… et ignorez les boulets. J’ose même faire un clin d’œil sur le fait, qu’il y a encore 2 siècles, les femmes aux formes généreuses étaient adulées, et mis en valeur par des artistes comme Ingre pour ne citer que lui.

J’ai mis des années à accepter mon corps, mes formes, et je me sens beaucoup mieux maintenant. Alors oui, il m’arrive encore parfois d’avoir des moments pessimiste, mais je relève toujours la tête.

Il y a 3 choses qui m’ont aidé… le théâtre amateur, pour reprendre confiance en moi (j’ai joué une pièce devant 450 personnes) , le fait d’avoir travaillé dans le social (un univers ou on prend connaissance de la réalité, la vrai), et l’age qui bonifie, et qui nous permet de revoir nos priorités.

Ce ne sont que quelques lignes d’un petit témoignage d’une vie… parmi tant d’autres… mais j’espère que cela vous apportera quelque chose.

Soyez vous même.

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@entrelesmots très joli témoignage en effet :slight_smile: et très positif cette manière de penser.

Pour ce qui concerne de l’image de soi je pense que en effet elle est très biaisée par les images qui nous entourent et dont on est abreuvés partout autour de nous. Dans les magasines Fémininspar exemple quand j’étais ado la plupart des conseils beauté tournaient tournaient autour du poids avec des photos retouchées et semblaient pointer vers un idéal à atteindre absolument au risque sinon de ne jamais plaire et rester seule tout sa vie (je suppose que ça n’a pas changé mais bon je Ne les lis plus et j’ai pris du recul depuis le temps :slight_smile: )

Il y a aussi l’image que l’es proches projettent sur nous et l’idée qu’ils se font de comment on doit vivre Et de notre apparence. Exemple tiré de ma famille: ma grand mère m’a tjrs dit que je trouverais jamais d’homme qui voudrait de moi si je ne devenais pas féminine, que je pourrais être jolie si … (insérer ici critères divers) que je devais être mince, me maquiller et que à 25 ans être célibataire était une tare car quand même j’allais me faner (bref je pourrais en faire un obèse Woman show) Ça pèse aussi sur l’image qu’on a de soi. On se remet en question si on a pas le recul nécessaire ou la personnalité qui fait que on se laisse pas faire.

Niveau idée que les gens projettent sur nous et sinon finit aussi par auto projeter c’est par exemple par pallier d’âge genre : « à trente ans il faudrait que j’aie déjà fait ceci ou cela » (avoir un enfant, avoir tél type de job, être propriétaire)

Il est vrai que quand on arrive à s’éloigner de cela c’est libérateur et apaisant. Mais c’est parfois un long chemin. Encore maintenant à 30 ans j’ai pas tjrs un regard bienveillant sur moi et des coups de mou vis à vis de moi, mes formes, mes capacités, mon caractère. Mais il y a des choses qui aident le théâtre quand j’en faisais avait aide tout comme toi :slight_smile:

J’espère que le temps m’apportera comme toi tu sembles l’avoir, cette capacité de pouvoir avoir du recul et revoir mes priorités pour me défaire de cela :slight_smile:

Encore merci pour tes mots très justes ça fait du bien je trouve de lire cela

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Si c’est moi la curieuse sur la présentation minimaliste fait sur curvylink, alors oui…je suis coupable :grin:

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@KuroHime Bonjour (ou bonsoir )

Si vous saviez, l’effet que font les images des médias en général. Et cela ne concerne pas que les personnes comme vous et moi avec nos rondeurs. Nombre de gamines, devenues anorexiques, qui voulaient devenir mannequins… et des personnes dites « normales » qui se rendaient malades parce qu’elles ne faisaient pas un 90/60/90

Je ne remets pas en cause votre souffrance vécu face à cela, je dis seulement que nous ne sommes pas seuls dans ce cas. Après, j’avoue que j’ai jamais eu envie de ressembler aux boybands, ni aux Chippendales (quoi que… Chippendales… se mets a rêver un instant puis redecend direct sur terre :stuck_out_tongue: ).

Le problème des proches est une autre violence que j’ai connu aussi, jusqu’au jour ou j’ai décidé de tous les envoyer valser. C’est un choix que j’ai fait, difficile, mais qui m’a été nécessaire. Il y a une chanson magnifique… ici… https://www.youtube.com/watch?v=CQd7epWXc_k (un live sublime)

Il y a tant de complexité, ça peut être a cause du poids, de son orientation sexuelle, de nos idées politiques, parce qu’on a teint ses cheveux en vert, qu’on est tatoué de partout, que sais-je encore… il n’y a pas de miracle quand a l’ouverture d’esprit et la tolérance de nos proches. Parfois on a cette chance, parfois non.

Alors que faire ? répondre à l’attente des autres pour rentrer dans un moule et ne plus être vous même ? Ou faire comprendre que vous avez votre propre identité, vos choix, votre chemin de vie ? :slight_smile:

(tiens une chanson en duo avec Anggun & Diam’s que j’avais trouvé sympa https://www.youtube.com/watch?v=PwTvLx6IYyw )

Je pense que le temps est notre allié, et nous permet d’être aussi plus tolérant sur nous même. Car pendant longtemps je me détestais, parce que j’étais pas comme les autres voulaient que je soi. Mais le jour ou j’ai compris que je devais être « Moi » et pas jouer à être ce que veulent les autres (sauf éventuellement au théâtre) , c’est la que j’ai fait un bon énorme dans ma vie (et ça s’est fait a votre age).

Merci pour vos mots, c’est un plaisir de pouvoir échanger sur le sujet.

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Bonjour @entrelesmots

Loin de moi l’idée de minimiser la souffrance Que peuvent vivre un tas de gens de tous âges sur l’image d’eux mêmes. Je livrais mon témoignage par rapport aux situations que j’ai pu vivre mais évidemment que n’´importe qui peut se retrouver dans ce cas. Parce que elles ne font pas la taille mannequin, parce que trop grandes petites trop peu de poitrine, trop ceci ou cela. C’est déclinable à l’infini malheureusement. Je connais plus les exemples féminins que masculins par contre c’est logique.

Dans mon cas (pour rester dans le critère juste physique) je me trouvais trop grosse (alors que à bien des égards j’ai au final une corpulence tout à fait normale maintenant) mais deux amies à moi très mince se trouvaient trop fines, sans formes féminines. Encore une fois déclinable à l’infini

C’est très bien résumé en effet ! Et parfois on cumule plusieurs aspects. J’ai eu de la chance d’avoir des parents plutôt ouverts, tolérants et bienveillants malgré leur caractère. Donc la violence de la comparaison avec les autres et la volonté de me façonner ne venait pas vraiment d’eux. Et heureusement.

Et je pense que faire le choix de s’éloigner de cette souffrance même si cela signifie couper des ponts avec des gens plus ou moins proches en dernier recours est salvateur (même si c’est loin d’être facile)

Je pense que cela rejoint également ce qui se disait sur le sujet de l’influence des filtres sur notre image de nous. A force de voir des standards élevés au rang de perfection a atteindre on a tendance à vouloir à tout prix y ressembler quitte à vouloir effacer sa personnalité.

La même chose vaut pour les vêtements je dirais surtout à des âges plus jeunes ou la moquerie à l’école peut arriver très vite. Il faut avoir telle marque ou tél maquillage. C’est infini …

Le temps peut nous aider nous mêmes mais je pense que l’éducation a un rôle Crucial également afin que nos enfants (si nous en avons) aient les armes pour comprendre cet environnement et l’esprit assez critique pour ne pas tout prendre pur pour argent comptant sur la question de l’image (diffusée dans s notre société, la tv, internet, les réseaux sociaux etc).

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Merci pour ton témoignage Entrelesmots et merci Kuro d’avoir amené le tien.
Je ne dirais pas que j’ai construit mon image de moi en fonction des autres. J’ai complètement « oublié » les critiques et remarques qui ont pu être faite au collège, lycée…et pourtant ma soeur me garantis qu’on en a subit beaucoup. Les truc classique. Là ou j’ai pris conscience que mon image de moi-même était totalement éronnée c’est en tombant par hasard sur des photos de 4ème-3ème. Je me suis faites la remarque que j’avais été tellement idiote (et je reste gentille) d’avoir écouté, subit ces remarques. Certes j’ai toujours été grande et formée bien plus tôt que les autres. Mais si d’une manière ou d’une autre je n’avais pas subit les diktats de la société…je pense que mon physique aurait été tout autre.

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