Pourquoi accumulons-nous ? Se libérer des objets ... Curvylink

Je sais que beaucoup on fait pas mal de tri durant le confinement, mais je me suis dit qu’en ce début d’année, mon témoignage sur le sujet pouvait peut-être aider.
Alors le voici :wink:

Ma mère garde tout, absolument tout, si bien que me retrouver dans sa maison me met vite mal à l’aise. Quand j’y suis, je focalise mon attention sur son visage pour ne pas voir le décor.
Ça m’a vaccinée contre cela en partie, mais il faut parfois des piqûres de rappel. Par exemple, j’ai enlevé le sapin récemment et le vide laissé à cet endroit m’a donné envie de le combler…mais en réfléchissant et en tournant autour de cet espace, il n’était pas vide, il était empli d’aération, de champ de vision et de possibilités de mouvements tout à fait reposants pour le corps et l’esprit.
Autrement, je donne tout ce que je peux tant la pollution visuelle me stresse.

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J’ai un mari qui a tendance à tout garder, enfin surtout les bouts de bois.
Je me méfie car depuis quelques temps je désencombre et je n’ai pas envie qu’il garde et que je doive jeter/donner/vendre.

J’ai eu une mère assez bordélique et j’avoue que je me sens mal dans un univers trop surchargé.

Par contre là où je m’inquiète c’est chez mes beaux-parents qui clairement ont un problème les 2. Il y a des objets pour ne pas dire du bordel partout chez eux.
Quand il va falloir vider la maison, on va en baver…

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Bonjour !
Pour ce qui est de mon expérience personnelle, la situation est effarante…
Je suis en train, de déménager, et je m’aperçois à quel point j’ai accumulé de choses. Le contexte peut expliquer en partie : j’ai déménagé début 2015 d’un 2 pièces parisien de 45 m2 à une partie indépendante de maison campagnarde de 120 m2 avec un triple séjour et 3 chambres dont une transformée en bureau.
J’ai d’abord apporté un premier lot d’affaires qui étaient dans un stockage et qui me venaient de ma famille. Puis quelques semaines plus tard j’ai déménagé mon appartement pour m’apercevoir qu’un camion de 20 m3 ne suffisait pas et j’ai dû en faire i’autre de 10m3. Total, j’ai étalé 50 m3 d’affaires dans 120 m2 et ça tenait à l’aise, je n’avais pas de perception de « trop » vu l’espace.

Autre élément de contexte : il était prévu que je m’installe en juin 2015, mais les locataires précédents sont finalement parti début novembre 2014. Je précise que la maison appartient à des amis de longue, date, du coup je ne me sentais pas de les laisser sans loyer aussi longtemps ni d’annuler le projet, qui comptait beaucoup pour mes amis. Bon… Mais je devais subir une grosse intervention de chirurgie réparatrice fin novembre, donc le mieux que je pouvais faire c’était de déménager fin janvier.

Sauf que j’ai présumé de mes forces, j’ai été très fatiguée par l’intervention, donc incapable en 2 mois, de faire les tris nécessaires, et les copines qui sont venues m’aider ont été de vrais « bras cassés ». Du coup je me suis retrouvée avec 95 % à faire moi même, et impossible de trier donc embarquement de tas de papiers pas triés ni classés, etc.

Arrivée enfin là bas j’étais ravie d’être à la campagne mais gros changement de vie, mes amis trop proches du coup pour mon besoin de solitude, donc, toujours pas de tri, et comme je suis une, collectionneuse dans l’âme, j’ai continué à m’équiper de meubles pour ranger plutôt que faire le vide.

Coup de bol, comme j’avais repris un travail de thérapie notamment à l’aide de l’EMDR, les lignes ont commencé à bouger. J’ai compris que m’éloigner de cette maison et de mes amis était une urgence. J’ai trouvé une maison moitié plus petite ou presque, du coup je suis au pied du mur, et je prend conscience de cette accumulation. J’ai mis en vente les lourds (moralement) meubles et objets de famille, ça part petit à petit. Et j’ai un grand tas de choses à donner qui iront aux associations sociales.

Heureusement mes amis vont faire faire des travaux avant de relouer donc j’ai le temps jusqu’à fin janvier de vider et nettoyer complètement les lieux, sachant que je suis déjà posée dans la nouvelle maison 25 km plus loin.

Mais quelle baffe, quelle prise de conscience…

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