Les gènes de l'obésité commune s'expriment dans les zones cérébrales de l'addiction

« Les causes de l’obésité commune sont complètement différentes de l’obésité monogénique. Alors que la forme monogénique entraîne la faim, la forme commune est associée à un besoin de manger pour gérer un stress, des émotions… » , résume le Pr Froguel.

Cette découverte a des conséquences directes sur la prise en charge des patients. « Celle-ci doit passer par une prise en charge comportementale pour lutter contre l’addiction et non par un régime qui va créer un sentiment de manque », estime le Pr Froguel.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/diabetologie-endocrinologie/les-genes-de-lobesite-commune-sexpriment-dans-les-zones-cerebrales-de-laddiction

J’aimerais que cet article soit transféré à tous les professionnels de santé et affiché dans tous les hôpitaux et les cliniques.

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Ça veut dire quoi ces adjectifs, commun et monogénique ?

Dans la très grande majorité des cas, l’ obésité est dite commune , résultant de l’interaction de gènes de susceptibilité avec un environnement à risque (mauvaises habitudes alimentaires, excès de sédentarité et défaut d’activité physique).
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La très grande majorité des obésités (95 %) sont dites primaires ou communes par opposition à l’obésité secondaire liée à un trouble hormonal, une maladie génétique ou secondaire à un traitement.
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Pour faire simple, d’un côté les gros qui mangent trop et ne bougent pas assez, de l’autre ceux qui ont une prédisposition génétique ou un trouble hormonal par exemple

Mais bon, moi j’ai l’impression que les chiffres de l’obésité dite commune sont gonflés.

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Moi cet article me fait un peu peur, pas trop ici en France mais plutôt pour les USA par exemple où les tests génétiques sont à la mode, et les assurances promptes à exploiter ces données offertes. Je ne serais pas étonnée de voir que des prédispositions à l’obésité soient exploitées pour justifier des surprimes.

C’est une possibilité en effet, mais ce n’est pas nouveau.
Moi je préfère voir un élément qui vient appuyer ce que l’on dit depuis des années, les régimes ne sont pas la solution face a une problématique si complexe !

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Du coup c’est clair pour les chercheurs que la majorité des personnes en situation d’obésité le sont non pas, parce que ce sont de gros gourmands paresseux, mais bien parce qu’ils souffrent de troubles du comportement alimentaire, et les mettre au régime ne fait qu’aggraver leur état. Eh bien il est temps… Ceci dit l’article a déjà un an…
Ce qui serait intéressant maintenant, ce serait de travailler sur les traumas à l’origine de ces TCA.

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